Brest sous les bombes

A Brest, nous n’avons plus de Musée des Beaux Arts et cela va durer quelques années. Et encore, il faut prier -il ne nous reste plus que ça- pour que les budgets ne fondent pas comme algue verte au soleil. Mais nous avons aussi perdu un lieu d’exposition d’art contemporain : La Passerelle. C’est pas grave on peut aller à Océanopolis. Ah non c’est en travaux.

Il n’y donc plus grand chose pour s’occuper culturellement mais heureusement la Passerelle assure une permanence avec des expositions hors les murs. Dans le cas qui nous intéresse, c’est « Brest sous les bombes », une histoire du Street Art dans la cité du Ponant.

Je ne vais pas tenter de dissimuler ma totale inculture sur le sujet du street-art.

Ni cacher que j’ai une position mitigée sur sa pratique.

J'admets bien volontier que cela relève de l’art mais je préfère qu’il ne soit pas pratiqué sur un de mes murs. Et oui, j’ai bien compris que le principe était -en pratique, ou au moins initialement- de le pratiquer là où c’est visible donc où ça emmerde le monde.

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Bref, l’exposition consacre un premier long couloir à l’histoire de la bombe aérosol, de sa création par un norvégien en 1926, à sa conquête du monde et de la couche d’ozone. Sur ce point, j’ai une position moins mitigée, je ne comprends tout simplement pas le fait qu’on puisse encore vendre des telles choses. Merde les aérographes ça existe non ?

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Ensuite on déambule dans la très vaste salle principale, où a été reconstituée une chambre d’ado des années 80, papier-peint, BMX et Big Jim.

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On suit l’histoire d’une bande de jeunes débutée dans la danse (le smurf) puis passé à la peinture sur des sites emblématiques, disparus depuis : des entrepots à Kerfautras et au port de commerce.

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Une recréation de LA boutique de Brest de Street-Art : u-know sise au 51 rue Yves Collet 29200 Brest  jusqu'en 2001 ?
Une recréation de LA boutique de Brest de Street-Art : u-know sise au 51 rue Yves Collet 29200 Brest jusqu'en 2001 ?
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La bonne et grande idée de l’exposition : une chronologie de l’évolution d’un pan de mur au fil des mois, des festivals et des années.

Rue de Madagascar côté est
Rue de Madagascar côté est
C'est ici, on reconnait la Carène à gauche
C'est ici, on reconnait la Carène à gauche
Rue de Madagascar côté ouest
Rue de Madagascar côté ouest
une autre, à Kerfautras de de mémoire
une autre, à Kerfautras de de mémoire
la suite
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Etant donné, le titre de l’exposition, il y a forcément une apparition de NTM ici dans un article du Télégramme, avec plainte du FN et tout :

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La Brasserie de Lambézellec, fondée en 1837, démolie en 2010, haut-lieu du graff :

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Maintenant il y a un bois :

Le site Graffs Brestois, toujours en ligne (fermé en 2011). Archive.org l'a bien sur ses disques mais sans les images ce qui est un tout petit peu moins intéressant.

Venice, la peinture iconique de Brest à Kerfautras

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Recréé ici par son auteur originel, dans le cadre de l’exposition, mais ça ne tient pas sur une photo et ça me fatigue de faire un pano :

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Saint-Marc Constructions propose des appartements avec abri anti-atomiques. Pas idiot, Brest est une cible tentante pour une frappe atomique. A moins qu’ils n’aient eu peur qu’on se fasse péter l’île longue à la tronche sans même une intervention extérieure ?

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Pour prolonger la visite en utilisant ses pieds :

Franchement j'adore l'idée, une dernière chronologie pour conclure.
Franchement j'adore l'idée, une dernière chronologie pour conclure.

#griii, #brest,
Permalink :
https://blog.jmus.fr/2026-04-19-street-art.html